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Regards actuels

Regards actuels : religion, vie sociale, art et culture

 
 
 

John Coltrane - statue - Caroline du Nord © GStrader

Religion

Le matérialisme pas plus que la consommation n’ont effacé le sentiment religieux aux Etats-Unis.

Les religions chrétiennes dominent (voir lors d’un circuit USA). Les protestants représentent les deux tiers de la population, les catholiques, un quart, et les juifs (pratiquement tous de tradition ashkénaze) un peu plus de 3 %. Cette simplification cache une ribambelle de confessions, plus de 200 officiellement, qui revendiquent leurs lieux de culte et leur identité religieuse. Par ailleurs, chaque grande religion a donné naissance à ses ultras ou ses chapelles régionales. Les hassidim de Brooklyn, les amish de Philadelphie ou les black muslims de Chicago en sont l’illustration. 

Chaque grand groupe est divisé en plusieurs pratiques. Les 18 000 paroisses catholiques distinguent entre les tenants des rites albanais, russe, grec, etc. Chez les protestants, il y a une claire différence entre la manière dont l’élégante société blanche de Newport pratique son culte avec celle qui fait les gospels de Harlem. Les protestants se répartissent entre luthériens, épiscopaliens, méthodistes, presbytériens, congrégationalistes, baptistes, quakers, pentecôtistes, adventistes… 

Il faut encore compter avec ceux dont le nombre de pratiquants ne cesse de croître : mormons (ou saints du Dernier Jour), témoins de Jéhovah, scientistes, unitariens.

Les récentes migrations ont installé les religions extrême-orientales aux Etats-Unis, qui connaissent également un essor de l’islam.

Enfin, il convient de mentionner les centaines de sectes qui fleurissent dans le pays. Elles profitent des failles d’une société individualiste dont les repaires familiaux s’effritent, ainsi que des techniques de marketing les plus éprouvées.

 

Vie sociale

Les New-Yorkais, ou comment faire de la bougeotte un véritable mode de vie.Le mode de vie américain est né de la manière dont s’est construit le pays. Les seuls tenants du formalisme, les premiers colons Wasp établis autour de Boston et Philadelphie, ont vite été débordés par l’arrivée de migrants qui n’avaient ni leur culture, ni leur éthique. Des millions de nouveaux Américains sont des exclus de la vie européenne (chômeurs, victimes des répressions, cadets de familles nombreuses) auxquels s’ajoutent les aventuriers, ceux qui fuient leurs dettes ou la justice, et même quelques poètes. Tous ont en commun l’appétit de réussir leur nouvelle vie. Cette urgence convient mal aux locutions polies qui font l’élégance des salons parisiens. La langue anglaise, qui ignore le vouvoiement, devient ici plus immédiate, adoptant un accent de faubourg. Pas de chichis ! Faute d’être à tu et à toi, on se parle sans manières, dans le bus, au square, à l’épicerie, on s’appelle par son prénom et on se dit combien on gagne, quels sont le loyer de l’appartement et le prénom des enfants. Immédiates, ces relations s’effacent aussi rapidement qu’elles sont nées. Chacun sa vie, comme on dirait chacun pour soi, au pays où se faire une place au soleil est forcément une démarche individualiste. 

Au plan moral, le respect de la règle domine. Il ne vient à l’idée d’aucun conducteur d’ignorer une limitation de vitesse. De même, les fumeurs, exclus de la plupart des lieux publics, acceptent de s’exiler sur le trottoir, au pied de leur bureau, pour satisfaire à leur plaisir. Dans la même veine, chaque chose aux Etats-Unis a un prix, objet, service, bâtiment, et personne ne conteste l’obligation de payer pour tout. Les Européens sont toujours surpris de devoir régler d’avance avant d’être admis à l’hôpital, même pour des soins bénins. La solidarité, reléguée au sein de la structure familiale, n’est pas la gloire du système. Les organismes privés prennent alors le relais.

Le travail est une valeur constante. C’est lui qui fonde la réussite, éventuellement la fortune. La population accepte une grande mobilité et peut traverser le pays en échange d’un emploi mieux rémunéré.

Enfin, contrairement à une idée reçue, l’Amérique puritaine n’est guère en avance sur la Vieille Europe en ce qui concerne les mœurs. Les mouvements gays et lesbiens agissent ouvertement car soutenus par les lobbies de la communication. En revanche, très rares sont les plages où le bikini est pratiqué par les femmes.

 

Art et culture

A son origine, l’art américain hérite des vertus européennes auxquelles les migrants ont fait traverser l’Atlantique. Il ne naîtra véritablement qu’au XIXe siècle, après l’indépendance et les premiers succès économiques.

Peinture

Faute d’un véritable marché (les colons n’ont guère de temps à consacrer à l’art), le premier genre adopté est celui du portrait. Influencée par les maîtres européens, l’Amérique découvre peu à peu son originalité durant le XIXe siècle (naturalistes et peintres de la vie indienne en particulier). Le développement des transports permet aux deux écoles de se côtoyer et de s’enrichir au début de notre siècle. On rencontre Picabia à New York pendant que Man Ray fréquente les ateliers parisiens. Le Bauhaus fuyant la persécution nazie s’installe à Chicago. L’époque moderne inverse les tendances : c’est désormais dans les galeries américaines que les peintres européens découvrent les dernières évolutions de leur art. Après que Jaspers Johns, Roy Lichtenstein, Andy Warhol ont donné ses lettres de noblesse au pop art, après que les graffitis du métro new-yorkais ont révélé Jean-Michel Basquiat, avant que les tags du Bronx ne livrent leurs héros…

Que dire enfin de ceux qui sont aux frontières de l’art, Christo, « l’emballeur » de monuments, Calder, le « soudeur » de poutrelles et de mobiles, Schnabel, l’infatigable « colleur » d’assiettes brisées… ?

Lettres

Les écrivains ont débarqué avec les colons. Mais il faut attendre le XVIIIe et, plus encore, le XIXe pour que la littérature américaine trouve avec Melville (Moby Dick) ou Mark Twain ses talents. Viendront ensuite les grands noms du panthéon américain, William Faulkner, T.S. Eliot, F. Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway et tant d’autres qui permettent de célébrer pas moins de 10 prix Nobel ! Dans les années soixante, Jack Kerouac, Allen Ginsberg et, aujourd’hui, Paul Auster se montrent les dignes héritiers de leurs prédécesseurs.

Musique

C’est sans doute le domaine où l’Amérique a été le plus inventive. Le classique est porté par les grandes formations de Boston, de Detroit ou de Chicago, dont les grands chefs se disputent la baguette. La comédie musicale est née avec Bernstein (West Side Story) et Gershwin (Un Américain à Paris, Porgy and Bess, etc.). On doit surtout aux Etats-Unis le jazz et l’ensemble des musiques modernes.

Le jazz est né à La Nouvelle-Orléans au début du siècle grâce à des interprètes tels que Louis Arm-strong, John Coltrane ou Miles Davis. Le blues en est directement issu, mis en valeur par les chanteuses que furent Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Bessy Smith… Dans les années cinquante, le rock, porté par un quatuor de mauvais garçons, Elvis Presley, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis et Little Richard, allait devenir la première musique internationale, relayée par la pop de Led Zeppelin, Dylan, Chicago, puis Prince ou REM… avant que ne déferle la vague rap et Rn’B conduite par Eminem, Alicia Keys ou 50 Cents.

Cinéma

Alors que les frères Lumière filmaient la sortie de leurs usines, un certain Thomas Edison avait déjà réalisé son premier film, 30 secondes seulement. C’était en 1889. Une gigantesque industrie était née. Après le cinéma muet, qui fit le triomphe de Chaplin et de Keaton, le parlant apparaît en 1929. Cecil B. de Mille, Capra et Disney font de Hollywood la capitale de l’image. Le mythe suit avec les stars mondiales que sont les réalisateurs John Ford, Hawks, Cukor, et leurs vedettes, Bogart, Wayne, Lauren Bacall, Marilyn Monroe… La relève est (bien) assurée par Spielberg, Coppola, Woody Allen ou Scorcese, et les visages de Sharon Stone, Julia Roberts, Sylvester Stallone, Kevin Costner, Brad Pitt…

Sommaire Guide USA Est

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John Coltrane - statue - Caroline du Nord © GStrader

Inter titreReligion

Le matérialisme pas plus que la consommation n’ont effacé le sentiment religieux aux Etats-Unis.
Les religions chrétiennes dominent (voir lors d’un circuit USA). Les protestants représentent les deux tiers de la population, les catholiques, un quart, et les juifs (pratiquement tous de tradition ashkénaze) un peu plus de 3 %. Cette simplification cache une ribambelle de confessions, plus de 200 officiellement, qui revendiquent leurs lieux de culte et leur identité religieuse. Par ailleurs, chaque grande religion a donné naissance à ses ultras ou ses chapelles régionales. Les hassidim de Brooklyn, les amish de Philadelphie ou les black muslims de Chicago en sont l’illustration. 
Chaque grand groupe est divisé en plusieurs pratiques. Les 18 000 paroisses catholiques distinguent entre les tenants des rites albanais, russe, grec, etc. Chez les protestants, il y a une claire différence entre la manière dont l’élégante société blanche de Newport pratique son culte avec celle qui fait les gospels de Harlem. Les protestants se répartissent entre luthériens, épiscopaliens, méthodistes, presbytériens, congrégationalistes, baptistes, quakers, pentecôtistes, adventistes… 
Il faut encore compter avec ceux dont le nombre de pratiquants ne cesse de croître : mormons (ou saints du Dernier Jour), témoins de Jéhovah, scientistes, unitariens.
Les récentes migrations ont installé les religions extrême-orientales aux Etats-Unis, qui connaissent également un essor de l’islam.
Enfin, il convient de mentionner les centaines de sectes qui fleurissent dans le pays. Elles profitent des failles d’une société individualiste dont les repaires familiaux s’effritent, ainsi que des techniques de marketing les plus éprouvées.

 

Inter titreVie sociale

Les New-Yorkais, ou comment faire de la bougeotte un véritable mode de vie.Le mode de vie américain est né de la manière dont s’est construit le pays. Les seuls tenants du formalisme, les premiers colons Wasp établis autour de Boston et Philadelphie, ont vite été débordés par l’arrivée de migrants qui n’avaient ni leur culture, ni leur éthique. Des millions de nouveaux Américains sont des exclus de la vie européenne (chômeurs, victimes des répressions, cadets de familles nombreuses) auxquels s’ajoutent les aventuriers, ceux qui fuient leurs dettes ou la justice, et même quelques poètes. Tous ont en commun l’appétit de réussir leur nouvelle vie. Cette urgence convient mal aux locutions polies qui font l’élégance des salons parisiens. La langue anglaise, qui ignore le vouvoiement, devient ici plus immédiate, adoptant un accent de faubourg. Pas de chichis ! Faute d’être à tu et à toi, on se parle sans manières, dans le bus, au square, à l’épicerie, on s’appelle par son prénom et on se dit combien on gagne, quels sont le loyer de l’appartement et le prénom des enfants. Immédiates, ces relations s’effacent aussi rapidement qu’elles sont nées. Chacun sa vie, comme on dirait chacun pour soi, au pays où se faire une place au soleil est forcément une démarche individualiste. 
Au plan moral, le respect de la règle domine. Il ne vient à l’idée d’aucun conducteur d’ignorer une limitation de vitesse. De même, les fumeurs, exclus de la plupart des lieux publics, acceptent de s’exiler sur le trottoir, au pied de leur bureau, pour satisfaire à leur plaisir. Dans la même veine, chaque chose aux Etats-Unis a un prix, objet, service, bâtiment, et personne ne conteste l’obligation de payer pour tout. Les Européens sont toujours surpris de devoir régler d’avance avant d’être admis à l’hôpital, même pour des soins bénins. La solidarité, reléguée au sein de la structure familiale, n’est pas la gloire du système. Les organismes privés prennent alors le relais.
Le travail est une valeur constante. C’est lui qui fonde la réussite, éventuellement la fortune. La population accepte une grande mobilité et peut traverser le pays en échange d’un emploi mieux rémunéré.
Enfin, contrairement à une idée reçue, l’Amérique puritaine n’est guère en avance sur la Vieille Europe en ce qui concerne les mœurs. Les mouvements gays et lesbiens agissent ouvertement car soutenus par les lobbies de la communication. En revanche, très rares sont les plages où le bikini est pratiqué par les femmes.

 

Inter titreArt et culture

A son origine, l’art américain hérite des vertus européennes auxquelles les migrants ont fait traverser l’Atlantique. Il ne naîtra véritablement qu’au XIXe siècle, après l’indépendance et les premiers succès économiques.

Peinture

Faute d’un véritable marché (les colons n’ont guère de temps à consacrer à l’art), le premier genre adopté est celui du portrait. Influencée par les maîtres européens, l’Amérique découvre peu à peu son originalité durant le XIXe siècle (naturalistes et peintres de la vie indienne en particulier). Le développement des transports permet aux deux écoles de se côtoyer et de s’enrichir au début de notre siècle. On rencontre Picabia à New York pendant que Man Ray fréquente les ateliers parisiens. Le Bauhaus fuyant la persécution nazie s’installe à Chicago. L’époque moderne inverse les tendances : c’est désormais dans les galeries américaines que les peintres européens découvrent les dernières évolutions de leur art. Après que Jaspers Johns, Roy Lichtenstein, Andy Warhol ont donné ses lettres de noblesse au pop art, après que les graffitis du métro new-yorkais ont révélé Jean-Michel Basquiat, avant que les tags du Bronx ne livrent leurs héros…
Que dire enfin de ceux qui sont aux frontières de l’art, Christo, « l’emballeur » de monuments, Calder, le « soudeur » de poutrelles et de mobiles, Schnabel, l’infatigable « colleur » d’assiettes brisées… ?

Lettres

Les écrivains ont débarqué avec les colons. Mais il faut attendre le XVIIIe et, plus encore, le XIXe pour que la littérature américaine trouve avec Melville (Moby Dick) ou Mark Twain ses talents. Viendront ensuite les grands noms du panthéon américain, William Faulkner, T.S. Eliot, F. Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway et tant d’autres qui permettent de célébrer pas moins de 10 prix Nobel ! Dans les années soixante, Jack Kerouac, Allen Ginsberg et, aujourd’hui, Paul Auster se montrent les dignes héritiers de leurs prédécesseurs.

Musique
C’est sans doute le domaine où l’Amérique a été le plus inventive. Le classique est porté par les grandes formations de Boston, de Detroit ou de Chicago, dont les grands chefs se disputent la baguette. La comédie musicale est née avec Bernstein (West Side Story) et Gershwin (Un Américain à Paris, Porgy and Bess, etc.). On doit surtout aux Etats-Unis le jazz et l’ensemble des musiques modernes.
Le jazz est né à La Nouvelle-Orléans au début du siècle grâce à des interprètes tels que Louis Arm-strong, John Coltrane ou Miles Davis. Le blues en est directement issu, mis en valeur par les chanteuses que furent Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Bessy Smith… Dans les années cinquante, le rock, porté par un quatuor de mauvais garçons, Elvis Presley, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis et Little Richard, allait devenir la première musique internationale, relayée par la pop de Led Zeppelin, Dylan, Chicago, puis Prince ou REM… avant que ne déferle la vague rap et Rn’B conduite par Eminem, Alicia Keys ou 50 Cents.

Cinéma
Alors que les frères Lumière filmaient la sortie de leurs usines, un certain Thomas Edison avait déjà réalisé son premier film, 30 secondes seulement. C’était en 1889. Une gigantesque industrie était née. Après le cinéma muet, qui fit le triomphe de Chaplin et de Keaton, le parlant apparaît en 1929. Cecil B. de Mille, Capra et Disney font de Hollywood la capitale de l’image. Le mythe suit avec les stars mondiales que sont les réalisateurs John Ford, Hawks, Cukor, et leurs vedettes, Bogart, Wayne, Lauren Bacall, Marilyn Monroe… La relève est (bien) assurée par Spielberg, Coppola, Woody Allen ou Scorcese, et les visages de Sharon Stone, Julia Roberts, Sylvester Stallone, Kevin Costner, Brad Pitt…

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