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Histoire

Histoire de l’Ouest des Etats-Unis

Les ruines des villages de Mesa Verde, la douceur des demeures coloniales espagnoles, l’atmosphère des villes fantômes de la ruée vers l’or, les millions d’immigrants qui s’embarquèrent vers une terre promise… l’histoire de l’Amérique est à son image, à la fois riche et complexe, elle ne cesse de surprendre le monde.

Des premiers nomades aux découvreurs (6000 av. J.-C. – XVIIe siècle)

Les nations natives

In the land of the Sioux By: Smithsonian InstitutionFlickr Commons

Les Indiens navajos croient que leurs ancêtres ont surgi des profondeurs de la Terre, Mère originelle de toute l’humanité. Les archéologues, moins poètes, ont démontré que les« paléo-Indiens »sont arrivés sur le continent environ 10.000 ans avant Jesus-Christ au terme d’une longue migration, depuis l’Asie, via le détroit de Béring. Il n’y a jamais eu une« nation indienne » mais une multitude de tribus disséminées dans l’immensité des espaces naturels.

Bien avant l’arrivée de l’homme blanc, environ dix millions d’Indiens parlant plus de mille langues se partagent le territoire nord-américain. A l’est, les Iroquois vivent de la chasse et de la pêche, au centre, dans les plaines verdoyantes, les Sioux pistent les troupeaux de bisons tandis qu’au sud les« faiseurs de pluie », que les Espagnols rebaptiseront Pueblos, colonisent, en troglodytes ingénieux, les parois des falaises et construisent des cités sophistiquées au sommet des mesas avant d’en être chassés par l’invasion des féroces guerriers que sont les Apaches et les Navajos.

A la recherche de l’Eldorado

Parti du Groenland, le Viking Leif Eriksson, fils d’Erik le Rouge, sera le premier à accoster au Nouveau Monde en 1003. Mais c’est Christophe Colomb qui entrera dans l’histoire comme le découvreur de l’Amérique, en 1492. Les récits de son expédition enflamment les imaginations et attisent la soif de l’or.

Vingt ans après la prise de Mexico par les troupes d’Hernan Cortés, les conquistadors se lancent à la recherche d’un Eldorado imaginaire. En 1540, Vásquez de Coronado écume l’Arizona, le Nouveau-Mexique et le Texas en quête des sept cités d’or et Hernando de Soto explore la vallée du Mississippi poussé par les mêmes chimères que Ponce de Leon et Hernan Cortés.

En 1609, onze ans avant l’arrivée du Mayflower, la ville de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, devient la capitale des colonies espagnoles. La conquête hispanique aura introduit le cheval, le mouton, le fer et le christianisme. Faute d’or, la cour d’Espagne envoie des missionnaires faire« la moisson d’âmes ». Les Jésuites développent de nombreuses missions où l’évangélisation va de pair avec la culture des terres par des Indiens« civilisés »qui se rebellent. La répression armée mais aussi la petite vérole et la rougeole réduisent de moitié la population des Indiens pueblos.

« Lorsque les bisons ont disparu

le cœur de mon peuple a sombré, il ne s’est jamais relevé. » Dès qu’ils commencèrent à coloniser l’Amérique, les Européens disputèrent âprement leur terre aux Indiens. Dans l’espoir de les affamer et de les contraindre à entrer dans les réserves, dix millions de bisons furent abattus entre 1872 et 1874. Les virus de la variole, du typhus, de la tuberculose voyagèrent dans les malles des pionniers quand ils ne furent pas sciemment propagés par les couvertures« offertes ». Les Indiens récalcitrants furent massacrés, scalpés (supplice inventé par les Blancs : en 1835, un scalp adulte valait 100 pesos, celui d’un enfant 25), vendus comme esclaves puis déportés dans les réserves instituées par le président Jackson en 1830. Aujourd’hui, on compte environ deux millions de Native Americans. La moitié d’entre eux vivent dans 296 réserves, qui ne représentent que 5 % du territoire américain.

De la colonisation à la guerre d’Indépendance (1776 – 1782)

La seconde vague de colonisation

Quand à la fin du XVIIIe siècle l’Empire espagnol s’étend du golfe du Mexique au Pacifique, d’autres royaumes du Vieux Monde se sont, eux aussi, approprié ces nouvelles terres riches de promesses. Les colons anglais créent Jamestown en Virginie en 1607, bientôt suivis des puritains qui débarquent du Mayflower à Plymouth tandis que les Hollandais achètent l’île de Manhattan aux Indiens pour une poignée de florins en 1626 et y bâtissent New Amsterdam, future New York.

C’est grâce à l’explorateur Cavelier de La Salle que la Louisiane tombe dans l’escarcelle de Louis XIV en 1682. La présence française, confirmée par la fondation en 1718 de la Nouvelle-Orléans, se déploie du golfe du Saint-Laurent au bassin du Mississippi, ce qui n’est pas du goût des Britanniques installés en Amérique du Nord. Les guerres anti-françaises qui feront perdre Terre-Neuve, l’Acadie et la baie d’Hudson (traité d’Utrecht en 1713), puis le Québec (1759) au royaume de France resserrent les troupes anglophones. Mais les vainqueurs se sentent vite trahis par la Couronne, qui en guise de« remerciements »les accable d’impôts. La colère et le sentiment national montent et les incidents se multiplient entre civils et soldats britanniques.

Proclamation de l’Indépendance

Rédigée le 4 juillet 1776 par Thomas Jefferson, la déclaration d’Indépendance, proclamant la liberté et l’égalité entre tous les citoyens américains et rejetant l’autorité du roi d’Angleterre George III, est votée par les douze colonies qui cinq années durant lutteront pour leur indépendance, soutenues par les Espagnols et les Français, dont le célèbre général La Fayette. En 1781 la bataille de Yorktown signe le départ définitif des Anglais vaincus par la force de l’Union. En 1783 le traité de Versailles reconnaît la naissance d’une nouvelle nation.

La découverte des Rocheuses (XVIIe – XIXe siècle)

Des trappeurs et des explorateurs

Longtemps territoire incontesté des Arapahoes, Shoshones, Blackfeet ou Nez-Percés, les Rocheuses deviennent le terrain de chasse des trappeurs français descendus de la Nouvelle-France pour y piéger le castor. Ces« coureurs de bois »qui font commerce de peaux et de fourrure avec les autochtones du Wyoming et du Montana épousent souvent des Indiennes.

En 1742, deux Français, les fils du chevalier de La Vérendry, sont les premiers à explorer ce territoire vierge et mystérieux.

wyatt and doc By: Robert Couse-BakerCC BY 2.0

Diligences et chariots : la conquête en route !

A court d’argent pour mener campagne contre la perfide Albion, Napoléon Bonaparte vend la Louisiane aux jeunes Etats d’Amérique en 1803. Dès mars 1804, le président Jefferson charge deux jeunes officiers, Lewis et Clark, de monter une expédition géographique et ethnologique. Aidés en chemin par une jeune Indienne nommée Sakakawaea,« femme-oiseau », épouse d’un trappeur canadien, qui leur servira de guide en terre hostile, nos deux explorateurs remonteront le Mississippi jusqu’à la côte pacifique. Après cet exploit, ce sont les pionniers en route vers l’ouest dans leurs grands chariots bâchés qui emprunteront l’Oregon Trail et franchiront les Rocheuses, où ils devront affronter épidémies de choléra et raids des« Peaux-Rouges ». C’est au cœur de ces terres belles et âpres que va se forger le mythe de la conquête de l’Ouest.

« Go West ! » (1830-1890)

Amérique, la terre qui vaut son pesant d’or !

L’appel du Nouveau Monde est très fort : les Européens en mal d’aventure, mais aussi les victimes de persécutions politiques et religieuses, les ouvriers miséreux, qui rêvent d’un avenir meilleur, s’embarquent pour la terre promise. De 13 millions en 1830, la population américaine passe à 30 millions en 1860. Au cri de« Go West ! »on envoie ces nouveaux migrants faire reculer la frontière. Entre 1820 et 1869, près de 350 000 colons traversent le pays.

En mai 1845, les Etats-Unis déclarent la guerre au Mexique, qui depuis son indépendance, en 1821, a fait main basse sur les colonies espagnoles du Sud-Ouest. Deux ans plus tard, au terme du traité de Guadalupe Hidalgo, signé le 2 février 1847, les Américains vainqueurs se retrouvent à la tête d’un immense territoire : le Texas, la Californie, l’Arizona et le Nouveau-Mexique entrent dans l’Union. Drôle de coïncidence, quelques jours après la signature de ce traité, des pépites sont trouvées dans la rivière Sacramento en Californie du Nord : 90 000 personnes affluent dans des villes qui poussent comme des champignons. Avec les mineurs débarquent les charlatans, les dames de petite vertu, les escrocs, les aventuriers à la gâchette facile… C’est la ruée vers l’or ! La croissance de la Californie sera spectaculaire ; San Francisco passe de 1 000 habitants en 1849 à 50 000 en 1860. Les Indiens sont rejetés de plus en plus vers les terres arides de l’ouest mais un autre conflit de grande ampleur se dessine : la guerre de Sécession.

Naissance de l’Union

En 1860, Abraham Lincoln, résolument antiesclavagiste, accède à la présidence. Ce républicain, avocat, est enfant de l’Illinois, un Etat qui ne pratique pas l’esclavage. Cette élection passe pour une provocation auprès des Etats du Sud, qui y voient la promesse d’une rapide abolition. C’est le déclencheur de la guerre de Sécession (1861-1865), qui oppose les onze Etats confédérés du Sud (9 millions d’habitants) aux vingt-deux Etats du Nord et de l’Ouest (22 millions d’habitants) et fera 630 000 morts et 400 000 blessés ! Pourtant, ce n’est pas seulement la question de l’abolition de l’esclavage qui met le feu aux poudres. La réelle raison du conflit est d’ordre économique et culturel, entre deux sociétés que tout sépare : l’une est latine, frivole, profondément attachée à ses racines et à sa terre, l’autre est austère, laborieuse et mobile. Première guerre moderne et véritable traumatisme national, cette guerre civile aura pourtant deux conséquences heureuses : l’abolition de l’esclavage, le 14 avril 1865, et la volonté affirmée de l’Union de garantir la démocratie.

Les Blue Coats

Les Tuniques bleues ne sont pas au bout de leurs peines : les tribus indiennes, bien que divisées, revendiquent leurs territoires et se lancent dans des guerres perdues. Le 25 juin 1876, le général Custer trouve la mort avec 260 de ses Blue Coats à la bataille de Little Big Horn . Une victoire amère pour les Indiens car elle débouchera, en 1890, sur le massacre de Wounded Knee : le 7 e de cavalerie y assassine 200 Sioux, des femmes et des enfants pour la plupart. La politique du « bon Indien est un Indien mort », chère au général Sheridan, aura porté ses fruits. A l’aube du XXe siècle, à peine 250 000 Indiens survivent sur la terre de leurs ancêtres.

Un nouvel Eldorado

Au début du XXe siècle, l’immigration est à son apogée. Entre 1865 et 1914, la population triple pour atteindre 90 millions d’habitants, les Etats-Unis sont devenus la première puissance économique du globe. Symbole du rêve américain, la Californie est un nouvel Eldorado où jaillit l’or noir : à partir de 1920, deux millions de personnes s’y installent, attirées par le boom pétrolier et la magie d’un nouvel art qui s’y épanouit : le cinéma. Lumière idéale, paysages grandioses, l’Ouest mythique est photogénique. Artistes en devenir et metteurs en scène confirmés viennent s’agglutiner autour de Hollywood, La Mecque du septième art.

Fatalistes, les Californiens savent que le rêve peut du jour au lendemain se transformer en cauchemar : installée sur la faille de San Andreas, San Francisco est détruite aux quatre cinquièmes par un tremblement de terre le 18 avril 1906. L’incendie qui fait rage trois jours durant dévaste 28 000 maisons…

La guerre froide

En 1945, après avoir débarqué sur les côtes françaises, le contingent américain assure la victoire contre l’Allemagne nazie. La bombe atomique larguée sur Hiroshima le 6 août 1945 conduit à la reddition des Japonais. Les Etats-Unis, qui vont financer une nouvelle fois la reconstruction de l’Europe (plan Marshall), sont les vrais vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle 300 000 de leurs GI’s ont trouvé la mort.

Après la grande guerre, le leadership du monde occidental est confronté à l’Union soviétique, née de la révolution bolchevique de 1917 et confortée par l’instauration de régimes marxistes dans les pays amis d’Europe. Les deux géants se sont mis d’accord sur une répartition globale de leur influence à l’occasion d’une conférence tenue à Yalta en 1945. Les superpuissances se défient de part et d’autre du mur de Berlin, à Cuba, en Corée, au Vietnam…

Un modèle ébranlé

Révoltes noires en faveur de la non discrimination, marquées par l’assassinat du leader pacifiste Martin Luther King (avril 1968), manifestations d’étudiants contre la guerre du Vietnam, crises politiques (Watergate) marquent cette période qui fait douter l’Amérique de ses vertus mais elle retrouvera sa pleine confiance avec l’effondrement du mur de Berlin (9 novembre 1989), qui signe la fin des dictatures populaires en Europe et ouvre en Russie une ère de libéralisme.

Toutefois, bien que les modèles et choix économiques des Etats-Unis se soient largement exportés via ses produits, ses multinationales et la mondialisation des marchés, le« modèle » américain apparaît aujourd’hui comme un modèle disputé : remise en cause du libéralisme ou des OGM sur la scène internationale, doutes sur le fonctionnement de la démocratie américaine avec l’élection de 2000, graves tensions suite aux attentats anti-américains du 11 septembre 2001 et aux répliques militaires orchestrées par les Etats-Unis en Afghanistan puis en Irak en 2003.

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