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Regards actuels

Regards actuels sur l’Ouest des USA

Las Vegas par John Rogers

Terre d’asile et de liberté, fruit de la diversité culturelle et ethnique, la première puissance mondiale a inventé la modernité. Pays de contrastes et de paradoxes, les Etats-Unis séduisent les voyageurs à l’âme aventureuse en quête de nouveauté et de grands espaces.

Economie

Avec un taux de chômage contenu, une production de charbon (810 Mt de houille) et des gisements de pétrole (410 Mt) qui la hissent au deuxième rang mondial, l’Amérique du Nord reste la première puissance économique et le grenier de notre planète. Blé (75 Mt), maïs (200 Mt) et soja (52 Mt) assurent son« pouvoir vert », obtenu, il est vrai, par le développement des OGM. Avec 20 % de la production mondiale de coton, 85 % du raisin et 50 % des amandes, la vallée de San Joaquin en Californie est un nouvel Eldorado, tout comme Silicon Valley, berceau de la micro-électronique, qui tel un aimant attire les cerveaux européens mais aussi asiatiques. Autrefois fers de lance de l’économie américaine, la sidérurgie et l’industrie automobile sont en perte de vitesse et ont dû supprimer 850 000 emplois. Aujourd’hui, c’est le secteur tertiaire qui représente 78 % des emplois et 75 % du PNB. La restauration, le commerce, les professions paramédicales et l’informatique sont créateurs d’emplois.

Inégalités sociales

Au pays de la libre entreprise fondé par les puritains, qui plaçaient l’éthique du travail au-dessus de tout (sauf de Dieu !), l’argent n’a pas d’odeur et les congés payés se méritent : deux semaines seulement, la troisième n’étant accordée qu’après dix ans d’ancienneté dans l’entreprise. Cette apparente bonne santé économique ne saurait cacher les inégalités sociales ; le fossé entre riches et pauvres ne cesse de se creuser. Les laissés-pour-compte du rêve américain sont nombreux : 33 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté, 35 millions n’ont pas de couverture médicale, et 300 000 à 3 millions sont homeless (SDF). La terre d’abondance ne sait pas toujours partager.

Population

Les Etats-Unis devraient-ils changer leur devise « E pluribus unum »(« De la diversité naît l’unité ») ? Traverser une ville américaine, c’est voyager à travers plusieurs continents. Les Noirs, rebaptisés African-Americans (13 % de la population), ont souvent leurs propres quartiers, les Asiatiques (3 %) leurs Chinatowns et les Blancs (80 %) partagent leur territoire selon leur origine : quartiers juif, italien, irlandais, ou portoricain. Le mythe du melting-pot -ce creuset où s’élabore la société américaine – a vécu. Aujourd’hui, on évoque plutôt le salad-bowl : comme une macédoine de légumes, on est dans le même bol tout en gardant sa propre saveur.

Adeptes du mobile home

Nation d’immigrants, les Etats-Unis continuent d’accueillir des candidats au rêve américain du monde entier. Dans les années 80, l’immigration a explosé : 7 millions d’immigrants légaux ont été accueillis (contre 4,5 dans les années 70). Adeptes des mobile homes, ces maisons que l’on transporte au gré de ses déplacements, les Américains sont les champions incontestés de la mobilité : en l’espace de cinq ans, la moitié d’entre eux aura déménagé. Ce sont les Etats du sud-ouest, ceux de la sun-belt (la ceinture du soleil) qui attirent le plus d’immigrants. En Californie, la communauté des immigrants d’origine« latino »est d’ores et déjà majoritaire.

Chinatown

Les Chinois sont arrivés à San Francisco vers 1850 pour être employés comme coolies à la construction du chemin de fer. Certains de leurs descendants ne parlent pas anglais ! C’est une porte monumentale, la Dragon Gate, qui délimite l’une des plus grandes villes chinoises hors d’Asie : 100 000 Chinois y vivent presque comme à Pékin ou à Hong Kong. Dans le square où les retraités jouent au mah-jong, de vieilles dames aux pieds menus semblent tout droit sorties de la Cité interdite. Sur les toits de tuiles vernissées, des slogans en idéogrammes vantent les effets du ginseng et autres remèdes aphrodisiaques que concoctent les herboristes de Chinatown. Avec un peu d’imagination et les effluves de citronnelle qui s’échappent des gargotes, on se croirait à Canton !

Religion

« In God we trust »(« Nous croyons en Dieu »). Cette profession de foi est inscrite au dos de chaque dollar. Cela en dit long sur l’importance de la religion aux Etats-Unis, où neuf personnes sur dix affirment croire en Dieu. Pour les 130 millions d’Américains qui appartiennent à une Eglise, la fréquentation du culte est vécue non seulement comme un devoir civique mais aussi comme le reflet de leur engagement social au sein de leur« communauté ».
La grande majorité d’entre eux est protestante (72,8 millions) et se divise en une multitude de branches : baptistes, méthodistes, disciples chrétiens et presbytériens… de quoi y perdre son latin ! L’élection de John Kennedy à la présidence des Etats-Unis en 1960 fut un événement : il était le premier (et jusqu’à présent le dernier !) catholique à accéder au pouvoir suprême dans ce monde dominé par les Wasp, les White Anglo-Saxon Protestants. Depuis, le nombre de catholiques (53 millions) n’a cessé de progresser grâce à la croissance de la communauté hispanique. Avec 6 millions d’individus, la communauté juive, qui vit surtout dans les grandes villes de l’Est, arrive en troisième position devant les orthodoxes (4,9 millions) et les minorités musulmanes, bouddhistes, hindouistes… Grâce au charisme du dalaï-lama, le bouddhisme tibétain est à la mode chez les happy few et les stars de Hollywood. Deux films, Sept ans au Tibet, de Jean-Jacques Annaud, et Kundun, de Martin Scorsese, lui ont été déjà consacrés.

La Bible et le fusil

Serial killers diaboliques, fusillades dans les lycées, guerres des gangs dans les ghettos, les faits divers sanglants relayés par les médias ne font que renforcer la paranoïa ambiante. Les Américains ont parfois le sentiment de vivre dans un mauvais polar. Conquis par la Bible et le fusil, les Etats-Unis ont inscrit dans leur Constitution le droit de porter une arme ; la violence a toujours fait partie de leur société, elle perdure dans la rue et sur les écrans. A 18 ans, un Américain a déjà vu 250 000 actes de violence à la télévision. Entre 1988 et 1991, il y a eu plus de morts par balles que de morts américains durant la guerre du Vietnam. 200 millions d’armes à feu, achetées sans problème pour la« chasse »ou pour« protéger les siens », circulent dans le pays. Les efforts gouvernementaux pour limiter leur vente se sont heurtés à la National Rifle Association (l’Association nationale du fusil), un lobby puissant qui regroupe trois millions d’adhérents…

Sectes

Des groupuscules violents qui font régulièrement la une de l’actualité, comme les davidiens de David Koresh à Waco (Texas), qui périrent brûlés après plusieurs mois de siège, en 1993, aux mouvements non violents comme le New Age ou les Hare Krishnas, les sectes seraient entre 700 et 2 000.
Le Nouveau Monde, qui fut le refuge des Pilgrim Fathers (Pères Pèlerins) en butte aux persécutions religieuses en Angleterre et des juifs fuyant les pogroms en Russie, a inscrit dans sa Constitution la séparation de l’Eglise et de l’Etat et la liberté de culte. Et, détail non négligeable, au pays de la libre entreprise, les Eglises sont exemptées d’impôts. D’où l’émergence d’innombrables prédicateurs sans scrupules qui électrisent les foules lors d’immenses rassemblements ou prêchent à travers plus de mille stations de radio et de télévision dont certaines diffusent la bonne parole 24 heures sur 24 !

Vie sociale

Drive-in and mall : un mode de vie

Les cow-boys ont changé de monture : aujourd’hui, on vit difficilement sans voiture aux Etats-Unis. On peut d’ailleurs sans descendre de sa Buick manger un hamburger, voir un film ou régler ses problèmes bancaires grâce au système du drive-in. 75 % des Américains sont des citadins ou plus exactement des banlieusards. Le cœur des villes (downtown) a été peu à peu abandonné au profit des banlieues à l’uniformité déprimante : mêmes maisons coquettes devant les mêmes pelouses tondues de près, décorées du drapeau américain. On y cultive le conformisme comme d’autres les rosiers grimpants ! Inutile d’y chercher un centre-ville, cela n’existe pas. Aux Etats-Unis, où le shopping est un art de vivre, c’est au mall, vaste concentration de magasins et de restaurants que bat le pouls de la cité. On vient en famille ou avec des amis y faire ses courses, se balader ou boire un verre.

How are you today ?

Farouches individualistes, les Américains n’en sont pas moins serviables et amicaux. « How are you today ? » (« Comment allez-vous aujourd’hui ? ») est la phrase sésame qui permet à de parfaits inconnus de s’intéresser à leur prochain. Mais être« cool »en toute circonstance ne signifie pas être familier : pas question de siffler une fille dans la rue ou de lui faire la cour de façon trop empressée sous peine d’être accusé de harcèlement sexuel. On reste « politiquement correct », on respecte les minorités ethniques et sexuelles. En digne héritière des Pères Pèlerins, l’Amérique a des pudeurs de jeune fille quand elle ne se complaît pas dans l’hypocrisie : jamais la pub n’affichera un sein dénudé pour vanter les mérites d’un yaourt, mais c’est pourtant Hollywood, en marge des films tous publics, qui héberge l’une des industries du cinéma pornographique les plus florissantes de la planète. Même sur les plages de la côte ouest, berceau du Flower Power et de l’amour libre dans les années 1970, où s’exhibent des surfeurs bronzés et body-buildés, on n’enlève jamais le haut !

Fêtes et coutumes

Thanksgiving

Sur les 102 pèlerins anglais qui débarquèrent du Mayflower en 1620 sur les côtes inhospitalières de la Nouvelle-Angleterre, la moitié seulement survécurent au premier hiver. Ils durent leur salut aux Indiens, qui leur apprirent à cultiver le maïs. Les Américains n’ont pas oublié ce geste de fraternité. Thanksgiving est l’occasion rêvée de réunir toute la famille autour du repas traditionnel : dinde rôtie servie avec une sauce aux airelles, et tarte au potiron. Les gourmands ne s’en lassent pas, mais la fête la plus délirante reste Halloween.

Halloween

Vampires, sorcières et citrouilles grimaçantes décorent pelouses et jardins tandis que les enfants déguisés font du porte-à-porte pour récolter des friandises, faute de quoi ils font de mauvaises blagues aux radins. Leur cri de guerre : « Trick or treat ! » (des bonbons ou des mauvais tours !).

Anniversaire de la déclaration d’Indépendance

En bons patriotes, les Américains célèbrent avec faste le 4 juillet, anniversaire de la déclaration d’Indépendance, qui mit fin au joug britannique. Toutes les villes font défiler leurs pompom girls et leurs pompiers au son de la fanfare municipale sans oublier le feu d’artifice qui clôt les réjouissances.

Et le Superbowl !

Mais le rituel le plus apprécié n’est pas inscrit au calendrier. Passionnés de sport, 60 % en pratiquent un, les Américains ne manqueraient pour rien au monde le Superbowl :le grand match qui oppose fin janvier les deux meilleures équipes nationales de football américain. Plus de la moitié des foyers américains suivent le match à la télé, bière Budweiser, pop-corn et pizzas à portée de main. Allergiques à la junk food s’abstenir !

Art et culture

Littérature

La littérature américaine est à l’image de ce vaste pays : riche et diverse. Le melting-pot est une aubaine pour le monde des Lettres : l’œuvre d’Isaac Bashevis Singer, le New-Yorkais qui écrit en yiddish (prix Nobel en 1978), côtoie celle de Norman MacLean, chantre de la beauté des Rocheuses (Et au milieu coule une rivière a été porté à l’écran par Robert Redford). Alors que des auteurs populaires comme Anne Rice ou Patricia Cornwell cumulent les best-sellers et que James Ellroy renouvelle avec talent le thriller, après le maître incontesté du genre Dashiell Hammett, James Welch, Louis Owens et Tony Hillerman font entendre de nouvelles voix : celles des Native Americans.Les Etats-Unis n’ont pas fini d’être une pépinière de prix Nobel de littérature.

La communauté gay

La révolution du Flower Power dans les années 1960 a ouvert la voie aux revendications homosexuelles. San Francisco abrite dans ses quartiers de Castro et de Mission la plus importante communauté gay du pays, qui joue un rôle décisif dans la vie politique de la ville. Personne n’a oublié l’élection en 1977 du militant homosexuel Harvey Milk au conseil municipal ni son assassinat et celui du maire George Moscone, l’année suivante, par un ancien officier de police homophobe. Au-dessus des restaurants mais aussi de nombreux appartements flotte le drapeau arc-en-ciel symbole de la« fierté homosexuelle ». L’ambiance n’est hélas plus ce qu’elle était. Frappée de plein fouet par l’épidémie du sida, la communauté homosexuelle s’est assagie, le vent de folie des années 1970 a laissé place à une convivialité beaucoup plus calme…

Mars attacks !

Après les lonesome cow-boys et les espions de la guerre froide, Hollywood met en scène les petits hommes verts. Tous, hélas, n’ont pas la bonne bouille d’ET : les méchants d’Independence Day, de Men in Black et de Mars attacks ont battus les records d’entrées au box-office. Logique : 48 % des Américains croient aux Ovni, 29 % pensent être entrés en contact avec des aliens et 48 % sont convaincus que le gouvernement leur cache la vérité. Entre 1947 et 1969, l’US Air Force a officiellement enquêté sur 12 619 cas d’apparitions d’Ovni. Sans succès. Ce qui n’empêche pas les visiteurs d’affluer à l’Ufo Museum, ouvert en 1992 à Roswell (Nouveau-Mexique). 350 000 personnes y ont déjà rencontré les témoins du supposé crash d’une soucoupe volante dans le désert tout proche en juillet 1947. Ce fameux« incident de Roswell »aurait été étouffé par l’armée qui ne voulait pas que cette visite inopinée de nos voisins intergalactiques sème la panique. Restons vigilants… !

Musique

Chaque génération d’Européens aura vibré au son de la musique made in USA. Après le ragtime et le blues, dont Billie Holliday est la grande prêtresse, le jazz de Louis Armstrong et de Duke Ellington réveille les caves enfumées de Saint-Germain-des-Prés. Les fifties sont secouées par le rock’n’roll d’Elvis Presley avant que la jeunesse révoltée des sixties ne veuille changer le monde avec le surdoué de la folk music, Bob Dylan. Aujourd’hui, Madonna, Prince et Michael Jackson gèrent leur carrière en fin businessmen mais le son des ghettos continue de s’exporter avec le funk, puis le rap et maintenant les musiques électroniques.

Cinéma

Si ce sont deux Français, les frères Lumière, qui inventent le cinématographe, ce sont des Américains qui feront de cette nouvelle technologie un art. Installés à Tinseltown (la ville clinquante, surnom de Hollywood), les virtuoses de la caméra que sont Frank Capra, John Ford ou Orson Welles marqueront notre inconscient cinéphilique. Après la grande époque du Star System, qui distille du rêve sur pellicule, l’industrie cinématographique deviendra essentiellement commerciale. Aujourd’hui, à côté des grosses productions (Spielberg) et des films d’action (Schwarzenegger, Stallone), se développe un cinéma indépendant (les frères Coen, Tarantino) et« ethnique »(Spike Lee). C’est aussi aux Etats-Unis que s’épanouit une nouvelle forme de« cinéma du futur »mêlant intimement la pellicule et les technologies de l’électronique et de l’informatique, l’humain et le virtuel, comme en témoignent, entre autres, les sagas de La guerre des étoiles, de Jurassic Park ou de Shrek. 50 % des films produits actuellement dans le monde sont américains.

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