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La société

La société du sud des Etats-Unis

 
 
 

 

Le miracle américain consiste à parler d’une seule voix. Comment l’universitaire de Harvard peut-il avoir les mêmes préoccupations que le petit fermier de Louisiane, le rappeur du Bronx s’identifier au retraité de Miami, l’employée de Saint-Louis à l’industriel de Chicago ? Miracle… C’en est un.

Economie

Les Etats-Unis d’Amérique sont la première puissance économique du monde. Avec un PNB d’environ 7 milliards de dollars, plus de 5 fois celui de la France et un PNB/habitant proche des 37 000 dollars, 20% de mieux que le résultat enregistré en France (demandez des information avec une agence de voyage USA).
L’agriculture américaine est, de loin, la première du monde : premier rang pour le soja, le maïs ou les céréales. Deuxième place pour le blé, le coton, les oranges… Leadership mondial également en ce qui concerne l’élevage des bovins et des porcins. Les exploitations se caractérisent par leur taille, leur mécanisation et leurs rendements. La diversité des climats permet pratiquement toutes les exploitations, du bois dans les Appalaches aux fruits tropicaux en Floride, du maïs dans les plaines du Centre au tabac de Virginie.

Les Etats-Unis sont aussi la première puissance industrielle. Leurs multinationales conjuguent haute technologie et efficacité commerciale pour conquérir des marchés mondiaux. De Boeing à Coca-Cola en passant par l’automobile, les chaussures de sport, la chimie, la métallurgie ou l’informatique, rares sont les secteurs qui échappent à leur suprématie. Le colosse s’appuie sur des réserves énergétiques importantes :pétrole, gaz naturel, charbon, uranium…
Enfin, il convient de souligner la mainmise américaine sur les secteurs d’avenir, tels l’espace (malgré la performance d’Ariane), l’aérien (Airbus combat efficacement l’hégémonie de Boeing ), l’informatique (IBM, Apple), Internet, les communications, la télévision… Sans oublier la culture, qui, à travers les feuilletons télévisés (Miami Vice, Urgences), le cinéma (de Woody Allen à Spielberg), la littérature (Paul Auster), la musique (rock, pop, rap) ou la mode (Nike, Calvin Klein, Gap), propage le modèle américain dans le monde entier.

Il n’est toutefois pas sans failles. L’économie des Etats-Unis bénéficie depuis 1996 d’une embellie qui a permis de réduire le chômage. Elle souffre toutefois d’un déficit public faramineux, d’une stabilité sociale toujours précaire (20 % des plus riches détiennent 80 % de la richesse nationale) et d’actions extérieures coûteuses, prix de son influence sur le monde. Pour juguler ces phénomènes, les Etats-Unis disposent d’une arme redoutable : le dollar, dont ils peuvent stimuler ou abaisser le cours selon leurs besoins. En 1980, le billet vert cotait 0,60 €, cinq ans plus tard, il s’échangeait à plus de 1,50 €. En 2008, le billet vert s’échange contre 0,75 €.

Population

En 2007, les Etats-Unis comptaient 302 millions d’habitants dont 76% de citadins. La plus forte densité est enregistrée dans le New Jersey (391 habitants/km2) et à Rhode Island (320). Ces taux sont plus de 10 fois supérieurs à la moyenne nationale (29). Les Blancs d’origine non hispanique représentent 75 % de la population. Les Hispaniques, 13,7 %. Ils sont majoritairement installés dans les Etats du sud, ainsi que dans les grandes villes. Selon les projections, ils représenteraient le quart de la population en 2050. Les Noirs représentent 12 %. Les Asiatiques et Insulaires du Pacifique 3,1 %. Les Améridiens 0,7 %.
Née de l’immigration (près de 50 millions d’émigrants enregistrés depuis 1820), cette population se caractérise par son extrême diversité. Les classements par grands groupes ethniques cachent de formidables différences : certaines familles de souche britannique peuvent revendiquer (c’est le cas des Kennedy) trois siècles d’américanité, ce qui, ici, est considéré comme une vraie dimension historique ; les derniers arrivés, Coréens, Haïtiens, Libanais ou Russes ne peuvent évidemment prétendre à une telle reconnaissance. Par ailleurs, si les Wasp (White Anglo Saxon Protestants) furent les premiers à fuir les contraintes que leur infligeait la Couronne britannique, tous les grands événements de la planète ont ensuite provoqué leur migration, Irlandais au siècle dernier, suivis des Italiens et des Grecs, des Russes dans les années 1920, des juifs d’Europe centrale vers 1930, des Asiatiques à partir de 1950, des Proche-Orientaux vers 1970, etc.
Les villes de la côte est sont la démonstration de ce formidable melting-pot paradoxalement soutenu par l’existence de quartiers ethniques. Ici vivent les Italiens, là-bas les Russes, plus loin les Chinois ou les Portoricains… Tous, au bureau comme dans la rue, se revendiquent américains. L’adhésion au système est totale. Le maintien d’une structure avec ses origines permet autant l’accueil des nouveaux arrivants que l’expression d’une originalité propre à enrichir l’ensemble du discours américain.

Elections 2008, le miroir américain

L’Amérique évolue. On la croit conservatrice, voilà qu’elle avance en brisant les barrières du politiquement correct et balayant les idées reçues. La preuve par les élections présidentielles de 2008 et, plus précisément, à travers les prétendants au mandat suprême. Les 42 premiers présidents américains ont été des hommes et des Blancs, protestants pour la plupart. Se sont lancés dans la dernière course à la Maison Blanche nombre de personnalités qui, vingt ans plus tôt, n’auraient eu aucune chance d’être élus. Sont en effet entrés dans la course une femme, Hillary Clinton, épouse de l’ancien président et sénateur de New York, un noir, le sénateur de l’Illinois Barack Obama, un mormon, Mitt Romney, un italo-américain, Rudy Giuliani, ancien maire de New York et marié trois fois, encore une situation inédite, un Américain d’origine hispanique, Bill Richardson, gouverneur du Nouveau Mexique, et un sénateur de plus de 70 ans, John McCain…

La mort, pour la peine

De nombreux Etats américains continuent d’appliquer la peine de mort. Pour la plupart des citoyens conservateurs habitant le centre du pays, il en va de soi : la mort est le châtiment mérité pour les criminels les plus endurcis. Deux questions se posent cependant. D’abord, le temps écoulé entre le crime commis et l’exécution capitale : du fait des recours, multiples, il peut se passer 25 années de procédures. Ensuite, le principe de l’injection létale, dont il s’avère qu’elle ne peut qu’anesthésier le condamné. Champion de la rigueur, le Texas a rétabli la peine de mort en 1982. Près de 400 détenus ont été exécutés depuis. En 2007, pas moins de onze exécutions y étaient programmées.

Katrina

La Nouvelle-Orléans a été construite dans une cuvette. Des digues de 7 mètres de hauteur protégeaient la ville des crues du Mississippi. Elles n’ont pas résisté à l’ouragan Katrina qui a balayé la ville le 29 août 2005 avec des vents soufflant à 280 km/h et des vagues hautes de 11 mètres. Officiellement, près de 1 500 morts ont été recensés et plus d’un million de Louisianais sont partis vivre ailleurs. Bref, la ville a été désertée. Malgré tout, la ville se reconstruit et tente peu à peu de retrouver ses lumières. Elle le fait en bénéficiant de l’aide de la communauté artistique américaine, très sensible au sort de l’une des capitales mondiales de la musique. De Brad Pitt à Julia Roberts, de Céline Dion à Steven Spielberg ou Jack Nicholson, tous ont répondu présent. Il n’empêche : on comptait près de 500 000 habitants en ville début 2005. Trois années plus tard, ils sont moins de 200 000. Les autres n’ont pas regagné leur domicile. Triste illustration du drame : 12 000 sans abri sont actuellement recensés, le double de jadis.

Institutions

Rédigée en 1787, adoptée en 1789, la Constitution américaine est la plus ancienne encore en vigueur. Elle définit l’Union des Etats d’Amérique comme une république fédérale. Le système est donc à deux niveaux d’autorité : celle des Etats et celle de l’Union.
Chaque Etat est dirigé par un gouverneur élu pour quatre ans. Ses pouvoirs sont étendus. Il intervient sur la fiscalité locale, l’administration, commande les forces de sécurité (garde nationale), décide de l’application ou non de la peine de mort, des règles de circulation, des modalités du mariage, de l’implantation de jeux d’argent, etc. D’où l’extrême diversité des législations locales.
L’Union est dirigée par le président, élu au suffrage universel indirect, par de grands électeurs, pour quatre ans. Il est rééligible une fois. La même élection désigne le vice-président. Le président nomme les 13 membres du gouvernement (administration), qui ont le titre de secrétaires d’Etat. Il dirige la nation (finances, armée, diplomatie, etc.).

Le pouvoir législatif est assuré par deux assemblées : la Chambre des représentants et le Sénat.
Les 435 représentants (équivalent de nos députés) sont élus pour deux ans au suffrage universel direct dans chaque Etat. Le nombre dépend de la population de l’Etat. Les sénateurs sont également élus au suffrage universel direct mais leur nombre est fixe : 2 par Etat (100 au total). Ils sont élus pour six ans, renouvelables par tiers tous les deux ans. Le pouvoir de ces assemblées est important : elles votent le budget.

La Maison Blanche – Washington DC par Stefan Fussan

Le président ne peut dissoudre le Congrès, qui, lui-même, ne peut renverser le président, pas plus que les secrétaires d’Etat.
Le pouvoir judiciaire appartient à la Cour suprême, où siègent 9 juges nommés à vie, à 13 cours d’appel et à 94 tribunaux de district. L’indépendance des juges est considérée comme un des fondements de la démocratie américaine.

Deux partis dominent la vie politique : les démocrates sont situés au centre gauche ; les républicains figurent au centre droit. Aucun ne remet en cause le modèle libéral.
Le président et les deux Chambres sont installés à Washington, capitale des Etats-Unis.
Ce système permet aux Etats-Unis d’être actuellement une des plus anciennes démocraties de la planète, qui n’ait, en outre, jamais changé de cap.

Religions

Le matérialisme pas plus que la consommation n’ont effacé le sentiment religieux aux Etats-Unis.
Les religions chrétiennes dominent. Les protestants représentent les deux tiers de la population, les catholiques un quart et les juifs (pratiquement tous de tradition ashkénaze) un peu plus de 3 %. Cette simplification cache une ribambelle de confessions, plus de 200 officiellement, qui revendiquent leurs lieux de culte et leur identité religieuse. Par ailleurs, chaque grande religion a donné naissance à ses ultras ou ses chapelles régionales. Les hassidim de Brooklyn, les amish de Philadelphie ou les black muslims de Chicago en sont l’illustration.

Chaque grand groupe est divisé en plusieurs pratiques. Les 18 000 paroisses catholiques distinguent entre les tenants des rites albanais, russe, grec, etc. Chez les protestants, il y a une claire différence entre la manière dont l’élégante société blanche de Newport pratique son culte avec celle qui fait les gospels de Harlem. Les protestants se répartissent entre luthériens, épiscopaliens, méthodistes, presbytériens, congrégationalistes, baptistes, quakers, pentecôtistes, adventistes…

Il faut encore compter avec ceux dont le nombre de pratiquants ne cesse de croître : mormons (ou saints du Dernier Jour), témoins de Jéhovah, scientistes, unitariens. Les récentes migrations ont installé les religions extrême-orientales aux Etats-Unis, qui connaissent également un essor de l’islam.
Enfin, il convient de mentionner les centaines de sectes qui fleurissent dans le pays. Elles profitent des failles d’une société individualiste dont les repaires familiaux s’effritent, ainsi que des techniques de marketing les plus éprouvées.

Vie sociale

Le mode de vie américain est né de la manière dont s’est construit le pays. Les seuls tenants du formalisme, les premiers colons Wasp établis autour de Boston et Philadelphie, ont vite été débordés par l’arrivée de migrants qui n’avaient ni leur culture, ni leur éthique. Des millions de nouveaux Américains sont des exclus de la vie européenne (chômeurs, victimes des répressions, cadets de familles nombreuses) auxquels s’ajoutent les aventuriers, ceux qui fuient leurs dettes ou la justice, et même quelques poètes. Tous ont en commun l’appétit de réussir leur nouvelle vie. Cette urgence convient mal aux locutions polies qui font l’élégance des salons parisiens. La langue anglaise, qui ignore le vouvoiement, devient ici plus immédiate, adoptant un accent de faubourg. Pas de chichis ! Faute d’être à tu et à toi, on se parle sans manières, dans le bus, au square, à l’épicerie, on s’appelle par son prénom et on se dit combien on gagne, quels sont le loyer de l’appartement et le prénom des enfants. Immédiates, ces relations s’effacent aussi rapidement qu’elles sont nées. Chacun sa vie, comme on dirait chacun pour soi, au pays où se faire une place au soleil est forcément une démarche individualiste.
Au plan moral, le respect de la règle domine. Il ne vient à l’idée d’aucun conducteur d’ignorer une limitation de vitesse. De même, les fumeurs, exclus de la plupart des lieux publics, acceptent de s’exiler sur le trottoir, au pied de leur bureau, pour satisfaire à leur plaisir.

Dans la même veine, chaque chose aux Etats-Unis a un prix, objet, service, bâtiment, et personne ne conteste l’obligation de payer pour tout. Les Européens sont toujours surpris de devoir régler d’avance avant d’être admis à l’hôpital, même pour des soins bénins. La solidarité, reléguée au sein de la structure familiale, n’est pas la gloire du système. Les organismes privés prennent alors le relais.
Le travail est une valeur constante. C’est lui qui fonde la réussite, éventuellement la fortune. La population accepte une grande mobilité et peut traverser le pays en échange d’un emploi mieux rémunéré.
Enfin, contrairement à une idée reçue, l’Amérique puritaine n’est guère en avance sur la Vieille Europe en ce qui concerne les mœurs. Les mouvements gays et les biens agissent ouvertement car soutenus par les lobbies de la communication. En revanche, très rares sont les plages où le torse nu est pratiqué par les femmes.

Arts et culture

A son origine, l’art américain hérite des vertus européennes, auxquelles les migrants ont fait traverser l’Atlantique. Il ne naîtra véritablement qu’au XIXe siècle, après l’indépendance et les premiers succès économiques.

Peinture

Faute d’un véritable marché (les colons n’ont guère de temps à consacrer à l’art), le premier genre adopté est celui du portrait. Influencée par les maîtres européens, l’Amérique découvre peu à peu son originalité durant le XIXe siècle (naturalistes et peintres de la vie indienne en particulier). Le développement des transports permet aux deux écoles de se côtoyer et s’enrichir au début de notre siècle. On rencontre Picabia à New York pendant que Man Ray fréquente les ateliers parisiens. Le Bauhaus fuyant la persécution nazie s’installe à Chicago. L’époque moderne inverse les tendances : c’est désormais dans les galeries américaines que les peintres européens découvrent les dernières évolutions de leur art. Après que Jaspers Johns, Roy Lichtenstein, Andy Warhol ont donné ses lettres de noblesse au pop art, après que les graffitis du métro new-yorkais ont révélé Jean-Michel Basquiat, avant que les tags du Bronx ne livrent leurs héros…
Que dire enfin de ceux qui sont aux frontières de l’art, Christo, « l’emballeur » de monuments, Calder, le « soudeur » de poutrelles et de mobiles, Schnabel, l’infatigable « colleur » d’assiettes brisées… ?

Lettres

Les écrivains ont débarqué avec les colons. Mais il faut attendre le XVIIIe siècle et, plus encore, le XIXe siècle pour que la littérature américaine trouve avec Melville (Moby Dick) ou Mark Twain ses talents. Viendront ensuite les grands noms du panthéon américain, William Faulkner, T.S. Eliot, F. Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway et tant d’autres qui permettent de célébrer pas moins de 10 prix Nobel ! Dans les années soixante, Jack Kerouac, Allen Ginsberg ou Paul Auster se montrent les dignes héritiers de leurs prédécesseurs.

Musique

C’est sans doute le domaine où l’Amérique a été le plus inventive. Le classique est porté par les grandes formations de Boston, de Detroit ou de Chicago, dont les grands chefs se disputent la baguette. La comédie musicale est née avec Bernstein (West Side Story) et Gershwin (Un Américain à Paris, Porgy and Bess, etc.). On doit surtout aux Etats-Unis le jazz et l’ensemble des musiques modernes. Le jazz est né à La Nouvelle-Orléans au début du siècle grâce à des interprètes tels que Louis Armstrong, John Coltrane ou Miles Davis. Le blues en est directement issu, mis en valeur par les chanteuses que furent Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Bessy Smith… Dans les années cinquante, le rock, porté par un quatuor de mauvais garçons, Elvis Presley, Chuck Berry, Jerry Lee Lewis et Little Richard, allait devenir la première musique internationale, relayée par la pop de Led Zeppelin, Dylan, Chicago, puis Prince ou REM… avant que ne déferle l’actuelle vague rap.
Depuis quelques années, la musique du sud avec ses stars latines séduit un public de plus en plus vaste. Dans les villes, la techno a également ses rendez-vous établis.

Cinéma

Alors que les frères Lumière filmaient la sortie de leurs usines, un certain Thomas Edison avait déjà réalisé son premier film, 30 secondes seulement. C’était en 1889. Une gigantesque industrie était née. Après le cinéma muet, qui fit le triomphe de Chaplin et de Keaton, le parlant apparaît en 1929. Cecil B. de Mille, Capra et Disney font de Hollywood la capitale de l’image. Le mythe suit avec les stars mondiales que sont les réalisateurs John Ford, Hawks, Cukor, et leurs vedettes, Bogart, Wayne, Lauren Bacall, Marilyn Monroe… La relève est (bien) assurée par Spielberg, Coppola, Woody Allen ou Scorsese, et les visages de Julia Roberts, Sylvester Stallone, Kevin Costner, Brad Pitt…

Hollywood, Californie, USA

Hollywood, Californie, USA – © Roger / flickr

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